Il est Lui - Chapitre 2
Il se baladait dans la salle à la recherche de personnes masculines, sans toutefois prendre les commandes. Mais c’était inutile, il n’y avait que des bandes de filles et des couples, hétéros évidemment.
Merde et merde, pensa t’il en se dirigeant vers le couloir menant aux coulisses, Cyril a raison je devrais travailler dans une boîte gay. J’y serai comme un poisson dans l’eau, il sourit en s’imaginant entouré de mecs qui s’embrassaient et dansaient langoureusement.
- Le bonbon multicolore pourrait-il laisser le passage libre ? Une charmante voix grave mais légère lui avait adressé ces quelques mots moqueusement.
En effet il s’était assis en travers du couloir. Il releva la tête avec un regard noir mais ravala sa salive et écarquilla les yeux en voyant l’homme qui lui avait dit ça. Il ressemblait à…
- Ah je vois, un sourire narquois se dessina sur le visage de l’inconnu, tu as perdu la fonction parler pour doubler la vue. Jérémy se força à détourner la tête.
- Ta gueule, il se releva ensuite et retourna dans la salle sans plus regarder cette apparition qui se confondait à un ange. Il retourna vers le bar et reprit sa place sans un mot.
- Putain Jerry, t’as l’air fâché, y’a un problème ? lui demanda Cyril.
- Je vais très bien, merci de t’en inquiéter.
- Eh ben mon pote ça se voit carrément pas ! Arnaud intervint.
- On croirait que tu as croisé ton pire ennemi, t’en as un?Ou c’est toute ces filles qui te font ça ?
Jérémy ne répondit rien, les lumières s’étaient tamisées davantage. Le groupe allait arriver.
Tu parles, répondit-il, à lui-même, un ange que j’ai rencontré. Du moins en apparence, quel connard. Et pi il ressemblait plus à une fille qu’à un mec, quelle tâche. Plus jamais ça, un mec se doit de ressembler à un mec. Oh merde, se rappela t’il soudain, à tout les coups il fait partie du groupe, mes goûts sont ceux d’une ado en chaleur. A ce moment là, le groupe fit son entrée et l’ange arriva en dernier. Qu’est-ce que je disais… celui-ci prit place au micro. La totale, voilà le chanteur dont les filles sont folles, c’est bien ma veine bordel.
La voix s’éleva alors, encore plus belle, si c’était possible, que quand il lui avait parlé. Et des cris hystériques s’échappèrent du public.
« Tout ce qui mène au tombeau, ici bas devient beau. Fais la mélancolie, des gens de mon pays… »* Jérémy en était subjugué.
- Alors les poupées te plaisent on dirait, lança Cyril.
L’intéressé se contenta de lui jeter un coup d’œil pour reporter tout de suite son attention sur ce chanteur. Il était habillé tel qu’il l’avait vu juste avant, c'est-à-dire : un jeans noir moulant qui laissait montrer un corps extrêmement fin, voir maigre. Une chemise blanche façon serveur avec un col en dentelles, et il portait de nombreux accessoires tels que des bracelets, colliers noirs ou chaîne en argent. Ses yeux étaient cerclés de khôl et il avait de longs cheveux couleurs ébène. Un visage fin, une peau laiteuse, il ressemblait autant qu'à un ange, à une poupée, décida Jérémy. Eh bien en fait, ils n’auraient pu mieux choisir leur nom, se dit-il à regret. Les autres membres n’avaient pas le charme de leur chanteur mais tous avaient ce point commun, de ressembler à une poupée fragile et féminine, bien sûr.
Bordel, c’est pas possible, tout ce que je déteste à présent, en tout cas tout ce que j’avais décidé de détester. En mettant de côté sa décision, cet homme était l’incarnation de la beauté à ses yeux, plus encore que… Il restait envoûter par sa voix, normal qu’ils aient autant de groupies avec un chanteur pareil, pensa t’il en détournant la tête pour se forcer à revenir dans la réalité. Il détestait être sous l’emprise de quelque chose et surtout plus de quelqu’un. Il s’était mis un point d’honneur à ne plus s’attacher aux hommes qu’il fréquentait, que cela dure une nuit ou un mois, au maximum. Il ne regrettait jamais de les quitter. Il ne leur portait plus de sentiments, tout ce qui lui restait c’était le sexe, rien d’autre.
Et cela depuis que, ce qui était pour lui son âme sœur, l’avait quitté pour une femme. Cela avait d’ailleurs augmenté sa répugnance envers la gente féminine. Cela datait de maintenant presque trois ans, et sans plus souffrir à cause des hommes, sa douleur à cause de celui-ci n’avait jamais cessé. Et maintenant, c’était à son tour de les faire souffrir, il prenait une sorte de revanche et ça lui faisait du bien. Non il ne l’avait pas oublié et parfois il le voyait de loin mais ne l’avait jamais recroisé depuis le jour où, sa vie avait arrêté de tourner.
Début du flash-back :
Il devait retrouver son amour, ce dernier l’avait invité dans un restaurant de luxe. Ca faisait jour pour jour, un an et huit mois qu’ils étaient ensemble. Mais ces derniers temps, Jérémy avait dénoter que le comportement de Frédéric était bizarre, il était parfois agressif et n’était plus aussi tendre qu’habituellement. Jérémy aurait du se douter de quelque chose, mais non. Leur relation était tellement forte, il était sur son nuage alors il mettait ça sur le compte du travail. Et quand Fred l’avait invité dans ce restaurant, il oublia directement son attitude des derniers temps. Et il ne déchanta véritablement qu’à la fin de la soirée, celle-ci s’était d’ailleurs déroulée à la perfection et Frédéric lui avait offert une bague à la fin du repas, Jérémy avait cru à une bague de fiançailles, ce qui lui avait fait monter les larmes aux yeux. Frédéric ne le détrompa pas rapidement. Il lui mit la bague à l’annulaire gauche en lui disant :
- Je veux que tu la portes jusqu’à ta mort, à ta mort d’accord ? Et que tu ne m’oublies jamais. J’étais, je suis et je resterai l‘âme, l’unique, qui s’harmonise le mieux avec la tienne. Jure-le moi. Jure que tu la porteras jusqu’à la fin de tes jours.
Il dit tout ça avec une expression indéchiffrable, sa main dans celle de Jérémy. Ce dernier bien que surpris de ses paroles le lui promis.
- Je te le jure Fred. Celui-ci prit alors le menton de Jérémy entre ses mains et le rapprocha pour l’embrasser dans un baiser emplit de tristesse, ce que Jérémy ressentit tout de suite.
- Fred…
- Tu es moi et je suis toi Jérémy mais... nous devons nous quitter. J’ai trouvé la femme de mes futures enfants, ma mariée.
Il l’avait dit, et le plus indifféremment qu’il le pouvait. Jérémy eut l’impression de recevoir un coup de poing dans son cœur. Avait-il bien entendu ? L’amour de sa vie le quittait ? Pour une femme ? Après lui avoir fait une déclaration ? Il ne le savait pas bi. Ses yeux laissèrent place à des larmes, et plus des larmes de joie.
- Qu’est… qu’est-ce que tu racontes, tu es soules… balbutia Jérémy en s’empêchant de pleurer. Frédéric perdit le contrôle de son expression à ces mots, son visage se fit douloureux.
- Jérémy, tu es la personne que j’aurai le plus aimé, mais j’ai du faire un choix.
- Un choix ? Jérémy n’en croyait pas ses oreilles.
- Qui c’est ? Qui est cette salope ? Jérémy le hurla en se levant de sa chaise. Frédéric lui attrapa alors les poignets et le força à se rasseoir.
- Ca... ça fait un mois que je suis aussi avec elle. C’est la femme de ma vie et toi tu en es l’homme. Mais Jérémy deux hommes ensembles ne sont pas fait pour la vie. Soit je vis avec elle, soit je meurs avec toi.
Il tremblait et n’allait pas tarder à pleurer lui aussi mais il l’avait dit. Jérémy comprit à ce moment là qu’il l’avait perdu pour de bon et se força à répondre.
- Parce que je t’aime, je te laisserai vivre. Mais je mourrai seul, rajouta t'il imperceptiblement… Il éclata en sanglot à la suite de sa phrase. Frédéric se leva.
- N’essaie pas de me retrouver. Mais… ne m’oublie pas. Je t’aime, ça aussi ne l’oublie pas.
Puis il partit, tournant le dos à Jérémy il laissa enfin libre cours à ses larmes de couler. Jérémy ne fit pas attention à l’endroit dans lequel il se trouvait et laissa échapper les cris de la douleur qu’il ressentait tout en pleurant. "Comme un ouragan"** retentissait dans le restaurant à ce moment là, il n'aurait pu mieux tomber, "Ton absence me dévore, et mon coeur bat trop fort. Ai-je eu raison ou tort ? De t'aimer tellement fort ?". Une serveuse le reconduit à la sortie.
Fin du flash-back
Jérémy avait le regard dans le vide, fixant le groupe sans le fixer, des larmes coulaient le long de ses joues. Cette scène, il l’avait vue et revue dans sa tête, il en avait cauchemardé la nuit et ce n’était pas prêt de s’arrêter. Une des pires choses était d'entendre lédite chanson, ça lui était insupportable.
Arnaud l’observait discrètement, il le savait d’avance, dés qu’il avait vu le groupe arriver. Le chanteur surtout, il ressemblait beaucoup à Frédéric et Jérémy n’y resterait pas insensible.
L’ancien couple avait un look particulier que lui-même avait toujours admiré. Ils avaient tout deux l’air de vampires avec classe. Cheveux longs, ils ressemblaient à des filles. Leur personnalité aussi détonnait de de la plupart des gens, légèrement morbide. Mais Arnaud les appréciait comme ça et il n’avait jamais vu un couple qui s’accordait autant.
Mais depuis leur rupture, Jérémy avait totalement changé. Il n’avait plus rien de sentimentale, oh il avait toujours de la classe, mais complètement opposée à ce qu’il était avant. Sans porter les cheveux courts il les avait coupé et tombaient dans le visage, blonds de nature, ils étaient maintenant bleus avec des tâches rouges éparpillées. Son visage et ses oreilles étaient ornés de piercings. Et il ne portait plus aucun habit noir. Il s'était métamorphosé et ses habitudes aussi. Avant, c’était contre ses principes de jouer avec les hommes, maintenant c’était devenu son passe-temps. Et malgré ce que Jérémy laissait croire, Arnaud savait qu’il n’avait jamais tourné la page, même après tout ce temps, rien que le fait de porter cette foutue bague. Arnaud aimait les spécificités de leurs caractères et ça c’était typique de Frédéric, un passionné. Arnaud ne doutait pas une seconde que ce qu’il avait dit à Jérémy en le quittant était vrai. Mais tout de même, il avait fait assez de mal à son meilleur ami, et ce qu’il lui avait fait juré était extrêmement égoïste, jugeait Arnaud.
Il fut déchiré de voir que Jérémy pleurait toujours en silence pour finir par sortir du bar.
Merde et merde, pensa t’il en se dirigeant vers le couloir menant aux coulisses, Cyril a raison je devrais travailler dans une boîte gay. J’y serai comme un poisson dans l’eau, il sourit en s’imaginant entouré de mecs qui s’embrassaient et dansaient langoureusement.
- Le bonbon multicolore pourrait-il laisser le passage libre ? Une charmante voix grave mais légère lui avait adressé ces quelques mots moqueusement.
En effet il s’était assis en travers du couloir. Il releva la tête avec un regard noir mais ravala sa salive et écarquilla les yeux en voyant l’homme qui lui avait dit ça. Il ressemblait à…
- Ah je vois, un sourire narquois se dessina sur le visage de l’inconnu, tu as perdu la fonction parler pour doubler la vue. Jérémy se força à détourner la tête.
- Ta gueule, il se releva ensuite et retourna dans la salle sans plus regarder cette apparition qui se confondait à un ange. Il retourna vers le bar et reprit sa place sans un mot.
- Putain Jerry, t’as l’air fâché, y’a un problème ? lui demanda Cyril.
- Je vais très bien, merci de t’en inquiéter.
- Eh ben mon pote ça se voit carrément pas ! Arnaud intervint.
- On croirait que tu as croisé ton pire ennemi, t’en as un?Ou c’est toute ces filles qui te font ça ?
Jérémy ne répondit rien, les lumières s’étaient tamisées davantage. Le groupe allait arriver.
Tu parles, répondit-il, à lui-même, un ange que j’ai rencontré. Du moins en apparence, quel connard. Et pi il ressemblait plus à une fille qu’à un mec, quelle tâche. Plus jamais ça, un mec se doit de ressembler à un mec. Oh merde, se rappela t’il soudain, à tout les coups il fait partie du groupe, mes goûts sont ceux d’une ado en chaleur. A ce moment là, le groupe fit son entrée et l’ange arriva en dernier. Qu’est-ce que je disais… celui-ci prit place au micro. La totale, voilà le chanteur dont les filles sont folles, c’est bien ma veine bordel.
La voix s’éleva alors, encore plus belle, si c’était possible, que quand il lui avait parlé. Et des cris hystériques s’échappèrent du public.
« Tout ce qui mène au tombeau, ici bas devient beau. Fais la mélancolie, des gens de mon pays… »* Jérémy en était subjugué.
- Alors les poupées te plaisent on dirait, lança Cyril.
L’intéressé se contenta de lui jeter un coup d’œil pour reporter tout de suite son attention sur ce chanteur. Il était habillé tel qu’il l’avait vu juste avant, c'est-à-dire : un jeans noir moulant qui laissait montrer un corps extrêmement fin, voir maigre. Une chemise blanche façon serveur avec un col en dentelles, et il portait de nombreux accessoires tels que des bracelets, colliers noirs ou chaîne en argent. Ses yeux étaient cerclés de khôl et il avait de longs cheveux couleurs ébène. Un visage fin, une peau laiteuse, il ressemblait autant qu'à un ange, à une poupée, décida Jérémy. Eh bien en fait, ils n’auraient pu mieux choisir leur nom, se dit-il à regret. Les autres membres n’avaient pas le charme de leur chanteur mais tous avaient ce point commun, de ressembler à une poupée fragile et féminine, bien sûr.
Bordel, c’est pas possible, tout ce que je déteste à présent, en tout cas tout ce que j’avais décidé de détester. En mettant de côté sa décision, cet homme était l’incarnation de la beauté à ses yeux, plus encore que… Il restait envoûter par sa voix, normal qu’ils aient autant de groupies avec un chanteur pareil, pensa t’il en détournant la tête pour se forcer à revenir dans la réalité. Il détestait être sous l’emprise de quelque chose et surtout plus de quelqu’un. Il s’était mis un point d’honneur à ne plus s’attacher aux hommes qu’il fréquentait, que cela dure une nuit ou un mois, au maximum. Il ne regrettait jamais de les quitter. Il ne leur portait plus de sentiments, tout ce qui lui restait c’était le sexe, rien d’autre.
Et cela depuis que, ce qui était pour lui son âme sœur, l’avait quitté pour une femme. Cela avait d’ailleurs augmenté sa répugnance envers la gente féminine. Cela datait de maintenant presque trois ans, et sans plus souffrir à cause des hommes, sa douleur à cause de celui-ci n’avait jamais cessé. Et maintenant, c’était à son tour de les faire souffrir, il prenait une sorte de revanche et ça lui faisait du bien. Non il ne l’avait pas oublié et parfois il le voyait de loin mais ne l’avait jamais recroisé depuis le jour où, sa vie avait arrêté de tourner.
Début du flash-back :
Il devait retrouver son amour, ce dernier l’avait invité dans un restaurant de luxe. Ca faisait jour pour jour, un an et huit mois qu’ils étaient ensemble. Mais ces derniers temps, Jérémy avait dénoter que le comportement de Frédéric était bizarre, il était parfois agressif et n’était plus aussi tendre qu’habituellement. Jérémy aurait du se douter de quelque chose, mais non. Leur relation était tellement forte, il était sur son nuage alors il mettait ça sur le compte du travail. Et quand Fred l’avait invité dans ce restaurant, il oublia directement son attitude des derniers temps. Et il ne déchanta véritablement qu’à la fin de la soirée, celle-ci s’était d’ailleurs déroulée à la perfection et Frédéric lui avait offert une bague à la fin du repas, Jérémy avait cru à une bague de fiançailles, ce qui lui avait fait monter les larmes aux yeux. Frédéric ne le détrompa pas rapidement. Il lui mit la bague à l’annulaire gauche en lui disant :
- Je veux que tu la portes jusqu’à ta mort, à ta mort d’accord ? Et que tu ne m’oublies jamais. J’étais, je suis et je resterai l‘âme, l’unique, qui s’harmonise le mieux avec la tienne. Jure-le moi. Jure que tu la porteras jusqu’à la fin de tes jours.
Il dit tout ça avec une expression indéchiffrable, sa main dans celle de Jérémy. Ce dernier bien que surpris de ses paroles le lui promis.
- Je te le jure Fred. Celui-ci prit alors le menton de Jérémy entre ses mains et le rapprocha pour l’embrasser dans un baiser emplit de tristesse, ce que Jérémy ressentit tout de suite.
- Fred…
- Tu es moi et je suis toi Jérémy mais... nous devons nous quitter. J’ai trouvé la femme de mes futures enfants, ma mariée.
Il l’avait dit, et le plus indifféremment qu’il le pouvait. Jérémy eut l’impression de recevoir un coup de poing dans son cœur. Avait-il bien entendu ? L’amour de sa vie le quittait ? Pour une femme ? Après lui avoir fait une déclaration ? Il ne le savait pas bi. Ses yeux laissèrent place à des larmes, et plus des larmes de joie.
- Qu’est… qu’est-ce que tu racontes, tu es soules… balbutia Jérémy en s’empêchant de pleurer. Frédéric perdit le contrôle de son expression à ces mots, son visage se fit douloureux.
- Jérémy, tu es la personne que j’aurai le plus aimé, mais j’ai du faire un choix.
- Un choix ? Jérémy n’en croyait pas ses oreilles.
- Qui c’est ? Qui est cette salope ? Jérémy le hurla en se levant de sa chaise. Frédéric lui attrapa alors les poignets et le força à se rasseoir.
- Ca... ça fait un mois que je suis aussi avec elle. C’est la femme de ma vie et toi tu en es l’homme. Mais Jérémy deux hommes ensembles ne sont pas fait pour la vie. Soit je vis avec elle, soit je meurs avec toi.
Il tremblait et n’allait pas tarder à pleurer lui aussi mais il l’avait dit. Jérémy comprit à ce moment là qu’il l’avait perdu pour de bon et se força à répondre.
- Parce que je t’aime, je te laisserai vivre. Mais je mourrai seul, rajouta t'il imperceptiblement… Il éclata en sanglot à la suite de sa phrase. Frédéric se leva.
- N’essaie pas de me retrouver. Mais… ne m’oublie pas. Je t’aime, ça aussi ne l’oublie pas.
Puis il partit, tournant le dos à Jérémy il laissa enfin libre cours à ses larmes de couler. Jérémy ne fit pas attention à l’endroit dans lequel il se trouvait et laissa échapper les cris de la douleur qu’il ressentait tout en pleurant. "Comme un ouragan"** retentissait dans le restaurant à ce moment là, il n'aurait pu mieux tomber, "Ton absence me dévore, et mon coeur bat trop fort. Ai-je eu raison ou tort ? De t'aimer tellement fort ?". Une serveuse le reconduit à la sortie.
Fin du flash-back
Jérémy avait le regard dans le vide, fixant le groupe sans le fixer, des larmes coulaient le long de ses joues. Cette scène, il l’avait vue et revue dans sa tête, il en avait cauchemardé la nuit et ce n’était pas prêt de s’arrêter. Une des pires choses était d'entendre lédite chanson, ça lui était insupportable.
Arnaud l’observait discrètement, il le savait d’avance, dés qu’il avait vu le groupe arriver. Le chanteur surtout, il ressemblait beaucoup à Frédéric et Jérémy n’y resterait pas insensible.
L’ancien couple avait un look particulier que lui-même avait toujours admiré. Ils avaient tout deux l’air de vampires avec classe. Cheveux longs, ils ressemblaient à des filles. Leur personnalité aussi détonnait de de la plupart des gens, légèrement morbide. Mais Arnaud les appréciait comme ça et il n’avait jamais vu un couple qui s’accordait autant.
Mais depuis leur rupture, Jérémy avait totalement changé. Il n’avait plus rien de sentimentale, oh il avait toujours de la classe, mais complètement opposée à ce qu’il était avant. Sans porter les cheveux courts il les avait coupé et tombaient dans le visage, blonds de nature, ils étaient maintenant bleus avec des tâches rouges éparpillées. Son visage et ses oreilles étaient ornés de piercings. Et il ne portait plus aucun habit noir. Il s'était métamorphosé et ses habitudes aussi. Avant, c’était contre ses principes de jouer avec les hommes, maintenant c’était devenu son passe-temps. Et malgré ce que Jérémy laissait croire, Arnaud savait qu’il n’avait jamais tourné la page, même après tout ce temps, rien que le fait de porter cette foutue bague. Arnaud aimait les spécificités de leurs caractères et ça c’était typique de Frédéric, un passionné. Arnaud ne doutait pas une seconde que ce qu’il avait dit à Jérémy en le quittant était vrai. Mais tout de même, il avait fait assez de mal à son meilleur ami, et ce qu’il lui avait fait juré était extrêmement égoïste, jugeait Arnaud.
Il fut déchiré de voir que Jérémy pleurait toujours en silence pour finir par sortir du bar.
* Caillou - Jean-Louis Murat ; faut pas m'demander d'écrire les paroles de leurs chansons moi-même x)
Oh et pi ce mosieur a une belle voix =) mais n'imaginer pas celle de mon chanteur à l'image de la sienne, c'est pas ça du touuuuut =D
** Comme un ouragan - Stéphanie De Monaco ; autant qu'j'vous dise cette chanson M'EMEUT spécialement (L) voilà pourquoi je l'ai choisie.
Sinon j'me suis relue et relue et j'ai fait beaucoup de modifications après le premier jet, et j'dois dire que j'ai eu du mal alors indulgence les enfants, indulgence ! xD
Et heureuse que ça plaise à certaines =')
Oh et pi ce mosieur a une belle voix =) mais n'imaginer pas celle de mon chanteur à l'image de la sienne, c'est pas ça du touuuuut =D
** Comme un ouragan - Stéphanie De Monaco ; autant qu'j'vous dise cette chanson M'EMEUT spécialement (L) voilà pourquoi je l'ai choisie.
Sinon j'me suis relue et relue et j'ai fait beaucoup de modifications après le premier jet, et j'dois dire que j'ai eu du mal alors indulgence les enfants, indulgence ! xD
Et heureuse que ça plaise à certaines =')
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