Amour voilé - Chapitre 5

Publié le par Lhoû

Excusez-moi, je n’ai finalement pas eut le temps de le finir hier !!

 
 

Plusieurs jours passèrent et Peter fut apaisé en constatant que les derniers mots de Raphaël ne s’étaient pas réalisés. En un sens, cet homme l’effrayait, ou plutôt ce qui pouvait en résulter l’effrayait. Malgré son soulagement, il y pensait assez souvent et ça l’énervait beaucoup.

 

Une semaine avait passé depuis leur dernière rencontre, Peter avait travaillé tard toute la semaine et la venue du week-end ne le réjouissait pas plus que ça. Il n’avait pas revu non plus Marlène et s’en voulait. Mais il profiterait de demain samedi, pour lui tenir compagnie.

 

Les jours s’étaient déroulés comme d’habitude, il s’était un peu forcé à avaler quelques fruits pour ne pas subir de malaise au travail, uniquement dans ce but. Cela faisait longtemps qu’il n’écoutait plus son corps. Il avait fréquemment des palpitations, des vertiges, la vue qui se troublait. Mais tous ces symptômes ne l’inquiétaient pas. Il avait appris à les ignorer et ne comblerait jamais les manques dont son corps était victime, en aucun cas.

 

Ses journées avaient donc été toujours aussi sans intérêts, à une petite différence prêt. Quelque chose avait en effet changé, il pensait à quelqu’un. Et c’était bien la première fois que ça lui arrivait. Oui, il y’avait Marlène, mais autant dire qu’elle n’avait jamais envahi ses pensées sans vouloir en ressortir, comme le faisait Raphaël. Cependant le sexe de cette personne le dérangeait. Et il se détestait de penser à un homme.

 

Après donc cette semaine légèrement différente, il rentrait à passé 20 heures et comme à son habitude marchait d’un pas rapide. Il arriva au bas de son immeuble et se stoppa net en voyant l’objet de ses pensées assis contre le bâtiment. Celui-ci avait relevé la tête en l’entendant arriver et sourit en reconnaissant la personne qu’il attendait.

 

-         Salut, dit-il en se relevant, … ben tu rentres pas ? demanda t’il ensuite, constatant que Peter n’avait plus bouger depuis qu’il l’avait vu.

-         Sisi… je rentre mais… il fronça les sourcils, sans toi.

-         Tu attends quelqu’un ce soir ?

-         Euh non pourquoi ?

-         Alors laisse-moi te tenir compagnie !

-         Pour quelle raison je ferai ça ?

-         Ben je sais pas… pour pas être seul par exemple ! On est vendredi, ce serait un peu triste non ?

-         Ca n’me pose pas de problème à moi. J’ai besoin de personne, dit Peter avec un air renfrogné.

-         Eh ! Ca fait au moins deux heures que je t’attends ! Je commençais à m’demander si t’étais de sortie…

-         T’es ici depuis deux heures ??!

-         Oui ! Je suis venue vers 18 heures. Tu répondais pas, logique, et j’ai pensé que t’allais pas tarder. Bon t’as un peu tardé mais ça vaut le coup ! Si tu m’laisses rentrer bien sûr…

 

Peter soupira, ne sachant pas ce qui était bon de faire. Pour lui, il valait mieux le renvoyer mais il faisait une fixette sur le fait qu’il l’avait attendu pendant deux heures ! Personne n’en avait jamais fait autant ! Mais peut-être qu’il mentait... Soit qu’il monte, pensa t’il, ça m’empêchera de penser à ma morne vie pour une fois.

Il s’avança pour composer le code et dit simplement aux yeux qui le suppliaient :

 

-         Viens.

-         Oh merci !!! s’exclama Raphaël sans pouvoir se retenir.

 

Tant d’enthousiasme pour être en sa compagnie le rendait mal à l’aise, mais il ne pouvait s’en prendre qu’à lui-même.

 

-         Dit donc tu veux pas qu’on prenne l’ascenseur, demanda Raphaël voyant que Peter avait commencé à gravir les marches, t’es tout en haut !

-         Justement c’est encore mieux. Mais libre à toi de le prendre.

 

Son vis-à-vis le suivit alors sans répliquer, un peu étonné quand même.

 

-         Qu’est-ce que tu as dans la main ? questionna Peter en continuant de monter.

-         Ah ça ! C’est les photos que j’avais fait de toi vendredi passé ! fit Raphaël, un grand sourire affiché sur la face bien que Peter ne le voyait pas puisqu’il continuait son chemin sans se retourner.

-         … Tu les as développées… n’importe quoi ! Et le droit à l’image t’en fais quoi ? Je pourrai te traîner en justice.

 

Ce qui ne manqua pas de faire rire Raphaël.

 

-         Je n’en ai fait aucune utilisation, alors non tu n’pourrais pas !

 

Tout deux arrivèrent au dernier étage et après que Peter ait ouvert la porte, ils rentrèrent dans son appartement.

Celui-ci se retourna vers Raphaël :

 

-         Donne-les moi.

-         Tu veux les voir ? demanda- t’il ravi.

-         Non c’est pour les jeter, fit Peter sans émotions.

-         Oh… le sourire qu’avait Raphaël laissa place à un visage déçu.

-         Elles sont magnifiques tu sais… tenta t’il quand même.

-         Ben ! Tu dénigres pas ton talent toi en tout cas…

-         Pas du tout, c’est le modèle que j’admire.

-         Les compliments ne marchent pas sur moi.

 

Mais en réalité, Peter était flatté. Lui qui se trouvait bien fade modèle à côté de Raphaël. D’ailleurs sans penser à la flatterie de ce qu’il allait dire, il fit :

 

-         Toi tu devrais être devant l’objectif plutôt que derrière.

-         Ah tu crois ? dit Raphaël, son sourire le regagnant.

-         A mon avis tu pourrais être mannequin sans problèmes.

-         C’est un compliment caché ?

 

Peter haussa un peu les sourcils, réalisant qu’il était entrain de dévoiler ses pensées.

 

-         Ab… solument pas ! C’est juste euh.. tu… tu as de la prestance ! essaya de mentir Peter.

-         De la prestance ? reprit Raphaël, sourire en coin.

-         O…oui…

-         C’est ce que tu penses de moi ? demanda le plus jeune en s’approchant dangereusement.

-         Euh…

-         Tu as envie de moi ? continua t’il en le coinçant contre le dos du canapé, collant son bassin à celui de Peter. Ce dernier déglutit avant de répondre :

-         Non…

-         Tu en es sûr… ?

 

Il bougea légèrement son bassin de façon à exercer une caresse sur le sexe de Peter. Celui-ci n’eut même pas la force de le repousser, la vérité c’est qu’il n’avait pas envie de résister et qu’il avait bel et bien envie de Raphaël. Il se laissa donc aller et ferma les yeux.

 

-         Embrasse-moi, murmura t’il les yeux toujours clos.

-         Pardon ? dit Raphaël, agréablement surpris tout en se demandant s’il ne rêvait pas.

-         J’ai dit : embrasse-moi, répéta Peter avec fermeté.

-         Tout c’que tu voudra, répondit Raphaël dans un murmure rauque.

 

Il laissa tomber la pochette de photos sur le canapé puis il approcha sa tête lentement, ce moment il en avait envie depuis leur première rencontre. Et pour Peter, c’était pareil, à la différence qu’il n’avait jamais voulu se l’avouer.

 

Leurs lèvres finirent par se sceller et Peter entrouvrit rapidement sa bouche tout en appuyant une main sur la nuque de Raphaël, entremêlant ses doigts dans les lisses cheveux. Ce fut au tour de leurs langues de se rencontrer. Elles se mêlèrent avec envie ainsi qu’une pointe de bestialité venant de Peter. Raphaël caressait lentement le torse de son vis-à-vis à travers le costume qu’il portait, tout en prenant le chemin de sa braguette, qu’il ouvrit. Le pantalon de flanelle tomba aux pieds de Peter et Raphaël eut une bouffée de chaleur en voyant la bosse que formait le sexe de Peter sous le caleçon. Sa main s’y posa sans plus attendre tandis que de l’autre, il défaisait sa ceinture puis baissait son propre jeans. Le regard de Peter se fit insistant sur l’entrejambe du plus jeune et celui-ci se resserra à Peter pour lui reprendre sa bouche. Leurs sexes se trouvaient maintenant uniquement séparés par leurs caleçons respectifs et Peter frottait le sien à celui de Raphaël.

Il était au summum sans n’avoir encore rien fait. Mais cela faisait au moins deux ans qu’il n’avait plus eut de relations sexuelles. Et bien tout autant qu’il ne s’était pas branlé. Déjà qu’avec une fille, il avait de plus en plus de mal à bander alors seul c’était mission impossible. Rien ne l’excitait et les toutes dernières relations qu’il avait eut avec ou plutôt qu’il n’avait pas eu, ses conquêtes étaient reparties frustrées. Depuis lors il avait remisé cette partie de son anatomie à la seule fonction « pisser ».

Redécouvrir le plaisir était une extase. La seule ombre au tableau était que ce soit avec un homme… Mais il faisait au mieux pour ne pas y penser.

 

Raphaël finit par se décoller et fit descendre leurs deux caleçons. Son excitation monta encore en voyant le sexe plutôt proéminent de Peter qui semblait plus dur que jamais. Fermant les yeux et se recollant à Peter, il ne put taire un gémissement en se l’imaginant en lui. Plus rien ne séparait leurs sexes et de toute évidence, c’était chose agréable puisque Peter émettait des râles et que la respiration de Raphaël était haletante.

Ce dernier se libéra de son t-shirt puis enleva le costume ainsi que la chemise de Peter et enfin, il posa ses mains sur le corps de son futur amant, dont il avait tant rêvé après avoir développé les photos. Ce corps qui avait l’air si fragile… Il cessa soudainement d’embrasser Peter et logea sa tête dans le cou de celui-ci, étant légèrement plus petit. Peter n’apprécia pas d’être coupé dans leur élan par un geste de tendresse, ça lui rappelait qu’il était entrain de fricoter avec un mec. De plus, de la tendresse n’avait rien à faire là alors que ce qu’ils s’apprêtaient à faire n’était rien d’autre que de la baise. Il allait le repousser mais Raphaël le devança en posant une question :

 

-         Peter… tu es malade ?

 

L’intéressé ne pensa plus à se défaire de son étreinte, trop surpris pour ça.

 

-         Je suis en parfaite santé, dit-il sans montrer la moindre hésitation.

-         Mais tu es si maigre…

-         Tais-toi ! Je n’suis pas maigre ! fit-il en le repoussant finalement, mais de colère.

-         Hey… t’énerves pas, dit doucement Raphaël en revenant dans ses bras, je m’inquiétais c’est tout.

-         Eh bien il n’y a pas de quoi !

-         Okay okay, chuchota t’il semant des bisous dans son cou.

 

Sentant que Peter n’avait plus l’air aussi chaud qu’avant, il releva la tête, le surprenant et lui prit la bouche dans un baiser très sauvage, baiser auquel Peter ne put résister. Raphaël appuya ses mains sur son torse ce qui les fit tout deux se renverser sur le canapé.

 

- J’ai une folle envie de toi, murmura sensuellement Raphaël.

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Publié dans Amour voilé

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R
je trouve que peter se decide un peu vite à lui ceder ... sinon ça va ...
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S
waw *o* j'viens de lire cette fic d'un coup et franchement.. j'suis trop décue de pas avoir la suite XD Nan mais sincèrement c'est pas tous les jours qu'une fic me plait autant ~ Et j'aime bcp la personnalité que tu as donnée à Peter.. ( pour tout te dire ca m'a coupé l'envie d'aller grignoter dans la cuisine -_- ). Bref ^-^ Raphael a une très jolie personnalité , ca fait un peu le gars bien dans sa peau joyeux et tout et un autre taciturne qui se déteste.. Enfin voila j'espère que tu finiras cette histoire ( aussi bien prochainement que quand tu veux ^-^ ) Alors bonne continuation ^-^
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M
Ahhh j'adore ce petit Raphaël!! Qu'il est resté 2heures c'est vraiment trop mignon!!<br /> Et je trouve que ca ne s'rrête pas au bon moment =P
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A
wa cette histoire elle est geniale!!! c'est trop mignon mais par contre la un lemon coupé ... HAAA !!!<br /> vivement la suite gros bisous
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L
C'est vrai que ce chapitre est vraiùment génial !!!<br /> je te souhaite de bonne vacances et à dans une semaine ^^...<br /> bisous
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