Amour voilé - Chapitre 2
Faut juste que j'le tape à l'ordi.
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Excusez-moiii excusez-moii je suis s h u l d i
la prochaine fois je préviendrai pas si j'met un chapitre ou pas, c'était une grave erreur, du coup vous l'attendiez et ... non. Ben oui parce que je l'ai tapé puis j'ai fait autre chose et maintenant il est 22h30 ET JE DOIS ALLER ME COUCHER (j'me lève à 5h35 moi o.O)
Bref vous allez dire, il est tapé mais je dois tout recontrôler, j'parle pas des fautes d'orthographes mais des phrases à changer tout ça. Donc navrée mais je laisse tomber pour ce soir. J'ai congé demain aprèm donc je le posterai au plus vite, encore désolée u_u
Bisous quand même =s
Après être sorti du magasin, il extirpa le DVD du cornet qu’elle lui avait donné, et découvrit la fourre avec stupeur. Brokeback Mountain, l’histoire de pd ! pensa t’il irrité. Il fut tenté d’aller le rendre à Marlène mais elle avait l’air de beaucoup apprécier ce film alors tant pis.
Deux minutes plus tard, il était dans son petit appartement sous les toits, cherchant le pot d’Ovomaltine dans la cuisine. Il le prit, l’ouvra et pesta contre lui-même en constatant qu’il n’en restait bientôt plus, il avait du faire une razzia la dernière fois qu’il avait regardé un film. Sans hésitations, il ressortit afin d’en racheter à l’épicerie du coin de la rue, il n’allait jamais bien plus loin.
Un rapide coup d’œil sur l’ensemble de l’épicerie lui apprit qu’il était seul client. La caissière, toujours la même, lui lança un « bonjour » avenant. Il avait toujours pensé qu’elle avait un faible pour lui et même s’il la trouvait jolie, ce n’était pas son genre. A maintes reprises il avait pu remarquer qu’elle était très extravertie en parlant avec les clients. Ca ne pouvait rationnellement pas collé entre eux. Il lui répondit d’un « bonjour » sec et sans plus la regarder il se dirigea à l’emplacement que ses pas connaissent par cœur. Il revint à la caisse, quatre pots dans les bras. Plus il aurait de réserve, moins vite il aurait besoin de revenir. C’était à chaque fois pareille. Elle lui demandait aimablement s’il allait bien et lui répondait un « oui » aussi sec que son bonjour, elle lui faisait alors un regard peiné de tant de froideur. Depuis l’temps, se dit-il, elle pourrait économiser sa salive.
Avant qu’il paie toutefois, elle ajouta quelque chose qu’elle n’avait encore jamais dit.
- Ce n’est pas sain…
Il fut surpris de son audace mais n’en laissa rien paraître.
- C’est mon corps, merci madame.
- Oh c’est pour vous que j’dis ça justement ! fit-elle en lui rendant la monnaie.
- Dite tout de suite que je suis gros, répliqua t’il froidement, ce sera tout aussi efficace.
Il s’en alla aussitôt ne lui laissant pas le temps de répondre.
Bien que préoccupé, il fit un saut vers Marlène.
- Marlène ! Qu’est-ce que vous m’avez donné comme film ?! lança t’il du pas de la porte. Elle eut un sourire satisfait avant de répondre :
- J’ai toujours trouvé ça beau un couple d’hommes, pas toi ?
- Oh… je.. mhm non, répondit-il déstabilisé.
- Tu verra il vaut la peine ! Qu’est-ce que c’est que ça ? Quatre ? rajouta t’elle en les désignant.
- Mais j’vais pas les manger tous d’un coup !
- Bah toute façon ça t’ferai pas d’mal hein !
- Mhm, il détourna la tête mal à l’aise, je vais rentrer hein, le film m’attend !
- Va mon petit.
- A demain, dit-il en repartant.
A peine rentré, il se dirigea dans la salle de bains, il mit tous ses habits à terre et s’observa dans le miroir, une expression de dégoût peinte sur la figure. Il tâta son ventre, ses côtes et se rassura en ne sentant pas de graisse sous des doigts. Il ramassa ses vêtements éparpillés sur le sol et alla enfiler un caleçon ainsi qu’un vieux t-shirt. Installé sur son pouf, Ovomaltine en main, il mit en marche le film, quelques peu désintéressé. Il se laissa pourtant vite prendre par le film, mais il fut dégoûté devant la première scène entre les deux hommes, bestiale. Je ne comprendrai jamais les homos, se dit-il. Il suivit tout de même le reste du film avec le même intérêt que toutes les autres histoires d’amour qu’il avait vu auparavant. Et ne put s’empêcher de pleurer.
Tout de suite après le film, il retrouva son lit, chamboulé par la fin dramatique et s’en voulant un peu d’avoir des réactions homophobes. C’était ce genre de personne qui avait tué Jack. Il s’endormit rapidement culpabilisant, toutes ces émotions l’ayant fatigué.
Son réveil le tira du sommeil sans rêves dans lequel il était plongé. Il l’éteint sans grommeler, bien trop fatigué pour cela. Se rendit dans la salle de bain adjacente à la chambre en jetant ses deux uniques vêtements sur le chemin sans avoir besoin d’ouvrir les yeux. Il faisait les mêmes gestes tous les matins depuis trois ans.
Son corps crispé par la fraîcheur qui contrastait avec la chaleur de son lit, se détendit sous l’eau chaude. Il passa le pommeau sur son visage pour se réveiller, assis dans sa douche. Ca aussi c’était une habitude qu’il ne lâchait pas. Il sentait son corps endormit plus longtemps que son esprit, comme s’il avait besoin d’un temps d’adaptation. Avant qu’il en prenne l’habitude, il avait à plusieurs reprises perdus connaissance dans sa douche. Heureusement il reprenait conscience cinq à dix minutes après ses chutes.
Il en sortit pleinement réveillé et enfila rapidement l’un de ses costumes de travail, ne voulant pas apercevoir son corps. Il s’inspecta ensuite dans la glace, ses cheveux brun foncé tombaient mouillés en petites mèches éparses sur son visage, entourant de grands yeux verts. Ses traits émaciés rejoignaient de fines lèvres, plus bleutée que rosée.
Un soupire s’échappa de sa gorge en constatant que son corps flottait dans son costume. Personne ne lui avait jamais rien dit au travail, mais il avait souvent surpris des regards en coin échangés entre ses collègues. Plutôt grand, il était obligé de prendre ses habits à une certaine taille qui était beaucoup trop large pour lui. Certes, il avait l’air ridicule et sans aucun doute, ses collègues le croyaient drogués, entre son visage défait, ses yeux creusés et son antipathie. Mais ils ne pouvaient rien dire car si quelqu’un était efficace dans son entreprise, c’était bien lui. De plus, le directeur en avait fait son protégé.
Sa matinée se passa sans encombres jusqu’à ce qu’un de ses collègues, Railey, vienne dans son bureau.
- Peter, on va au Petit Jacot pour manger. Tu viens n’est-ce pas ?
- Très bien, répondit celui-ci sans lever les yeux de son écran.
Ils avaient rendez-vous avec un de leur client après la pause de midi. Il détestait que cela se produise car ils dînaient tous ensemble puisqu’ils y allaient avec la même voiture, Ce qui l’obligeait à manger correctement.
La dernière demi-heure passa rapidement, trop rapidement au goût de Peter. Il était nerveux mais les retrouva toutefois et ils prirent à quatre la voiture de l’un deux. Les trois autres s’entendaient bien et il se sentait de trop, mais ça ne lui était pas une situation inhabituelle. Il restait dans son coin et ne pipait mot. Ses collègues ne cherchaient pas à le faire participer, car ils avaient déjà essayé, sans succès.
Une fois arrivé au restaurant, Peter les laissa s’installer à la table tandis qu’il prit la direction des toilettes. Il cherche la graisse là où il n’y en avait pas, face au miroir. Et revint résigné à leur table, essayant de se convaincre qu’il était bien temps de manger. Ca devait faire une semaine qu’il n’avait plus rien ingurgité de solide. Seul des compotes de fruits avaient pris le chemin de son estomac. Et pas plus de deux par jour. Oui, il était peut-être le moment d’avaler quelque chose s’il ne voulait pas faire de malaise.
Il prit place avec eux, sans leur accorder un regard. Consulta le menu, peu de choix s’offrait à lui, c’était une pizzeria.
Le serveur vint prendre commande et il fut le seul à spécifier « pizza mini ». Le reste de la table le regarda étonné et il leur adressa un regard froid.
Il savait que ses rapports avec la nourriture n’étaient pas normaux. Cela remontait à son adolescence, ou même avant, à l’âge de 10 ans. Il était ce qu’on appelle rondelet, bon début pour finir comme son père, qui avait un bide digne d’Obélix. Il avait reçu maintes moqueries sur son poids et avait vite fait d’agir pour perdre les kilos qui s’étaient accumulée. En aucun cas il ne voulait ressembler à son père qu’il détestait. Et cela sur le plan physique comme psychique. Son régime avait bien fonctionné, mais il s’était retrouvé dans un engrenage où son but premier n’était plus réellement de perdre du poids mais de surtout ne pas en reprendre. Il en avait la hantise. Et pour échapper à cette éventualité, il n’y avait rien d’autre à faire que d’en perdre encore. La nourriture ne l’attirait plus du tout depuis cet âge là. Elle lui donnait l’impression de rester bloquée dans sa gorge.
Son Ovomaltine, c’était différent. Il savait que c’était fort en calories mais il ne pouvait pas s’empêcher d’en manger, une sorte de drogue. De plus, il n’avait pas le sentiment qu’il s’engraissait car pour lui la poudre fondait dans sa bouche. Son père n’avait jamais approuvé le fait d’en manger à la petite cuillère, ce qui l’avait encouragé à continuer. Tout ce qui pouvait le différencier de lui, il le faisait. Tout sauf le fait d’exprimer ses sentiments.
Les pizzas arrivèrent et Peter sentit son ventre se tordre, non pas de faim mais d’anxiété. La sienne était à peine plus petite que celles des autres. Il en coupa des minuscules morceaux qu’il avala à la vitesse d’un escargot, mâchant et remâchant longtemps chaque bouchée.
Arrivé à la moitié, il se rendit compte que les trois autres avaient fini et qu’ils attendaient sur lui, il était bien tôt l’heure. Il posa ses services.
- On y va ?
N’attendant aucune réponse, il se leva.
- Tu n’as plus faim ? questionna Elisa.
- Non.
Ils laissèrent le montant de l’addition sur la table et sortirent du restaurant pour reprendre la voiture.
Peter se sentait mal, il avait des sueurs dues à ses angoisses et un mal de ventre abominable. Il n’avait pas mangé beaucoup mais c’était déjà plus que d’habitude et son estomac devait se réadapter.
Le voilà enfin. Bon j’suis désolée de vous mettre ça. C’est absolument n’importe quoi, j’étais très déçue de c’que j’avais écrit mais j’arrivais pas à faire autrement. Alors bon. En plus il se passe qued, mais bon il fallait passer par là !
Prochaine suite sera pour Il est Lui, demain ou dimanche !