Amour voilé - Chapitre 1
Hi ! Hi ! J’ai fini par écrire le premier chapitre d’une de mes nouvelles =D
J’espère qu’elle vous plaira hein j’espère j’espère.
Et puis voilà pour une fois je ne ferai pas de roman xD
J’vous remercie juste pour vos commentaires pour celles qui en mettent. Ahem. Mais bon je ne gueulerai pas… parce que j’suis de bonne humeur vous avez de la chance =p
Le temps se faisait couvert et l’orage menaçait de frapper. Peter marchait à grands pas en direction de la station de métro la plus proche de son lieu de travail. Les premières gouttes tombaient et les gens se pressaient, démunis de parapluie, tenues légères faisaient l’unanimité.
C’était une belle journée d’août qui ressemblait au précédentes.
Les Parisiens se bousculaient sans faire attention et Peter en faisait partie. Il s’engouffra dans la bouche du métro, dans son complet droit deux boutons gris, trop grand pour lui. Prit la direction de Porte Dauphine et courra jusqu’au métro qui allait partir. Ce dernier était bourré de monde, comme à chaque fois qu’il ne faisait pas d’heures supplémentaires. C’était l’heure de pointe et il se faufila difficilement dans un wagon. Coincé contre la paroi, les personnes qui l’entouraient se pressaient sur lui. Un homme notamment lui faisait dos, collé à lui.
Il s’empêcha de soupirer d’exaspération. Il était bien content quand il avait l’occasion de rester travailler plus longtemps. Déjà et d’une, il ne supportait pas d’être entouré de monde, sans être ochlophobe, il avait un problème avec la foule. Deuxièmement et surtout, travailler lui permettait d’être occupé et donc de ne pas penser au néant qu’il y’avait dans sa vie. Quand il rentrait tard, il lui suffisait d’avaler une bricole ou même rien et de se coucher, repartir au travail dès son réveil. Le fait qu’il soit sans voiture illustrait bien la maxime: « Métro, boulot, dodo ».
Il n’avait jamais su se faire d’amis, trop froid, distant et dur, voilà ce qu’on disait de lui. Il savait qu’il s’y prenait mal mais il n’arrivait pas à changer quoique ce soit à ça. Il avait essayé pourtant, mais il n’arrivait pas à se livrer, à être naturel.
Cependant ce jour-ci, il n’y avait pas de surplus de travail, et dans ces cas là il faisait son petit rituel qu’il aimait autant qu’il détestait.
Mais pour le moment, se dit-il, je suis coincé entre une bonne femme à duvet moustachu et un homme au jeans déchiré qui bougeait contre lui au rythme du métro. Heureusement, son trajet était court. Mais le mélange de tout ces gens serrés les uns contre les autres dégageait une forte odeur de transpiration.
Peu de personnes descendaient et les fesses du jeune homme collées contre son entrejambe continuaient de s’y frotter à cause des à-coups du métro. Il se troubla soudain, en réalisant que son sexe avait commencé à durcir sous les sortes de caresses indirectes. Il essaya de se plaquer encore un peu contre la paroi mais il était déjà au maximum possible. Ces mouvements répétés ne firent qu’agrandir son érection et il s’agitait, gêné et craignant que cette personne remarque son excitation. Il voulut sortir à l’arrêt quelconque auquel s’était arrêté le métro mais la grosse femme qui lui bouchait le passage ne daigna pas bouger d’un poil. Il ferma alors les yeux afin de se concentrer sur quelque chose de débandant et les rouvrit instantanément, pour observer cette vieille femme justement. Au même instant un mouvement de foule poussa l’homme davantage encore sur lui, si c’était possible.
Celui-ci, qui avait déjà pu sentir qu’une érection s’était suivie de ses ondulations involontaires, ne put s’empêcher de se retourner pour prendre connaissance de l’homme qu’il avait excité. Il tourna donc sa tête, son sourire innocent et ses yeux remplis d’un éclat de malice rencontrèrent le visage rougit par la gêne de Peter. Ce dernier détourna tout de suite le regard, bien trop honteux. Il sentit aussitôt que les mouvements s’étaient modifiés, ils se faisaient plus pressant et plus rapide que ce que le métro dictait. Il fronça les sourcils, dérouté par l’attitude de cet homme et s’en voulut d’apprécier ce contact. Il avait de plus en plus de peine à conserver sa respiration régulière et il fut soulagé de voir que le métro se stoppait à son arrêt. Après un aimable « Excusez-moi madame je sors ici » qui fut suivi d’un regard furibond de la part de cette dernière qui consentit à bouger, il put sortir de cet horrible métro. Ce qu’il n’avait pas prévu, c’était que l’homme le suivait.
- En tout cas il a l’air de prendre beaucoup de place, fit celui-ci en désignant le sexe de Peter qui était visible sous son pantalon de flanelle fin.
Il ne prêta pas attention à cet emmerdeur et accéléra le pas. Ce que le filateur fit aussi. Peter commençait à sentir la panique l’envahir. On en parle pas beaucoup, pensa t’il, mais je suis sûr qu’il y’a plein d’hommes qui se font violer ! Oh et puis je suis ridicule, ce mec est plus jeune que moi et il n’a pas l’air méchant… juste… gay.
- Qu’est-ce que tu veux ? demanda t’il en s’arrêtant, faisant face à l’inconnu.
- Raphaël, répondit-il en lui tendant la main, un sourire de gamin sur les lèvres. Il l’a relaissa tomber, voyant que Peter la regardait d’un air dédaigneux.
- Rien… je pensais que toi, tu voulais plus… finit-il par répondre.
Peter haussa les sourcils en signe de stupeur.
- Ca va pas ! Je suis pas une pédale moi !
Son vis-à-vis eut un sourire moqueur et dirigea son regard sur l’entrejambe de Peter. Et celui-ci, voyant où il voulait en venir le devança.
- C’était purement mécanique, n’importe qui aurait réagi pareil. Maintenant tu m’excuses mais je n’ai pas de temps à perdre avec un pd.
Il repartit sur ses mots et fut satisfait de voir que ce Raphaël ne le suivait plus.
Il fit un détour par un magasin de DVD, son magasin. Voilà son rituel quand il finissait à l’heure : il venait acheter un film du bon conseil de la gérante, il rentrait ensuite et avachi sur son grand pouf, le pot d’Ovomaltine entre les genoux et la cuillère dans la main, il regardait le film choisi en laissant libre cours à ses larmes. Pas que ces films soient forcément tristes, non. Mais il en prenait toujours des sentimentaux, romantiques, à l’eau de rose quoi. C’était les seuls moments où il laissait aller sa sensibilité. Le reste du temps, pas question de se montrer faible.
Il entra donc dans son petit magasin et la vit, au comptoir. Marlène était son nom, la cinquantaine, elle était la seule à savoir qu’il y’avait réellement un cœur très sensible qui battait sous cette carapace de dureté. Un sourire illumina son visage en le voyant arriver.
Elle aimait beaucoup ce petit et avait de la peine de voir qu’il ne profitait pas de sa vie pleinement. Elle connaissait tout ce qu’il y’avait à connaître sur lui et savait qu’il n’avait jamais eu de relations sérieuses avec une fille. Même adolescent. Non, elles lui reprochaient toutes rapidement de ne pas exprimer ses sentiments et de ne pas s’attacher. Ce qui était faux. Mais il les quittait, sachant qu’il ne changerait de toute façon pas son comportement.
Il la salua d’une chaleureuse étreinte qu’elle lui rendit bien.
- Ca fait quelques jours mon petit Pete ! Tu travailles trop !
- Bien sûr que non et puis j’aime ça vous le savez.
- Oui m’enfin… tu m’avais manqué !
Peter sourit à sa déclaration et elle reprit :
- Tu te surmenages quand même ! Regarde-moi ça ! dit-elle en désignant l’ensemble de Peter. Tu as les yeux cernés, tu flottes dans ton costume, tu ne manges toujours pas assez ! Tu n’es fait que d’os !
Il ria franchement, ce qui fit plaisir à Marlène, elle percevait nettement le changement qui s’opérait sur lui quand il entrait ici. Ses traits se faisaient plus détendus et c’est comme si le masque qu’il s’était façonné tombait pour laisser les émotions percer à travers ses yeux. Elle était heureuse de pouvoir en profiter, mais elle aurait tellement voulu qu’il soit comme ça avec tout le monde ! Il aurait plein d’amis, elle en était sûre, ainsi qu’une copine. Malgré sa maigreur, il était loin d’être laid.
- Ne vous en faites pas pour moi Marlène, dit-il attendrit que quelqu’un s’inquiète de sa santé, c’est vrai qu’il ne payait pas de mine, ses habitudes alimentaires y étaient pour beaucoup. Mais ça c’était une autre histoire qu’elle-même n’abordait pas trop, consciente que quoiqu’elle dirait, ce serait inutile.
- Alors un film prévu pour moi ? reprit-il.
- Evidemment ! Ca fait plusieurs jours qu’il t’attend ! le voici, dit-elle en le sortant de sous le comptoir. Tu verra ça change un peu, fit-elle mystérieusement. Mais rassure-toi le fond est le même ! De l’amour en veux-tu, en voilà ! C’est juste la forme qui change ah et puis il est un peu triste, tu m’en voudra pas hein !
- Je vous redirai ça demain, répondit-il avec un clin d’œil.
- Tu reviens demain ? se réjouit-elle.
- Oh oui je pense, ce sera calme au travail ces prochains jours…
- Tant mieux ! Allez file le visionner et ne mange pas que de l’Ovomaltine, rajouta t’elle sévèrement.
Il s’en alla dans un petit rire désinvolte et deux bisous sur les joues.
Elle le suivit des yeux avec amour. Elle le considérait comme le fils qu’elle n’avait jamais pu avoir. Son mari, stérile, était mort d’un cancer il y’a plusieurs années, elle vivait donc seule.
Quant à lui, sa mère les avait abandonné lui et son mari alors que Peter avait cinq ans. Et son père l’avait élevé durement sans lui montrer de marque d’affection, il avait toujours du vousoyé son père, et bien qu’il était plus proche d’elle que de lui, il avait gardé cette habitude qu’il prenait pour une marque de respect envers les plus âgés. Son père avait ensuite coupé tout contact avec Peter lorsque celui-ci eut 18 ans. Elle pensait donc prendre un peu leur place et ça ne lui déplaisait pas.